"le monde m'étonne chaque jour de plus en plus.
Il devient ou plus vaste ou plus merveilleux,
plus insaisissable, plus beau.
Le détail me passionne, le petit détail,
comme l'œil dans un visage, ou la mousse sur un arbre.
Mais pas plus que l'ensemble, parce que comment faire la différence entre le détail et l'ensemble ?
Ce sont les détails mêmes qui font la beauté d'une forme."
A. Giacometti
Par Estelle Bellin
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Mercredi 30 septembre 2009
Des nouveaux bavoirs "ESTELLE BELLIN" à découvrir, dans la
boutique.
Par Estelle Bellin
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Dimanche 27 septembre 2009
"La réalité n'a jamais pour moi un prétexte pour faire des objets d'art - tout au contraire,
l'art est un moyen indispensable pour essayer de comprendre encore mieux ce que je vois."
A. Giaccometti
Par Estelle Bellin
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Ca y est un nouveau point de vente pour les créations "Estelle Bellin"
dans la Boutique
DANDELOO, à Paris 11 ème.
Une petite boutique sympa, un coin pour papoter, un espace coloré,
pleins de merveilles pour les enfants …
C'est un lieu de vie pour les mamans du quartier et d'ailleurs.
Des ateliers y sont régulièrement organisés pour s'échanger des bons plans,
s'informer sur l'allaitement, le portage, et j'en passe.
Allez rendre visite à Lucia !
Boutique DANDELOO
avenue Parmentier
75011 Paris
Par Estelle Bellin
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Mercredi 23 septembre 2009
"L'arbre n'est point jugé sur ses fleurs, sur son fruit, on le juge sur son écorce."
Michel-Jean Sedaine
Par Estelle Bellin
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Dimanche 20 septembre 2009
Par Estelle Bellin
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Mercredi 16 septembre 2009
Pierre Soulages
Noir lumière,
Entretiens avec Françoise Jaunin.
«La peinture est l’état d’absence de mots.» P. Soulages
«Ce que je fais n’est pas du domaine du langage.» P. Soulages
Françoise Jaunin : Si les mots pouvaient remplacer la peinture, peindre n’aurait bien sûr plus de sens … Mais alors est-ce que les mots peuvent amener à la peinture ?
Pierre Soulages : Voilà. Ils y amènent, mais ils restent sur le bord. Ils sont impuissants à en pénétrer les pouvoirs. Les mots sont des béquilles qui permettent de faire un petit bout de chemin en
direction de l’œuvre. Dans un premier temps, ils peuvent servir à ouvrir les yeux enlisés dans des habitudes, montrer que l’on voit davantage avec ce que l’on a dans la tête que devant les yeux.
Mais la plus grande partie du chemin reste hors de leur portée, puisque l’art, justement, est au-delà.
F. J. : Peindre, qu’est-ce que c’est ? C’est vivre plus ?
P. S. : Sûrement ! C’est donner du sens à la vie. A la sienne d’abord, puis, si possible, à celle du regardeur. Mes tableaux sont des objets poétiques capables de recevoir ce que chacun est prêt à
y investir à partir de l’ensemble de formes et de couleurs qui lui est proposé. Quant à moi, je ne comprends ce que je cherche qu’en peignant. Picasso aurait dit : «Je ne cherche pas, je trouve.»
Mon attitude est un peu différente :
c’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche. Ma peinture est un espace de questionnement et de méditation où les sens qu’on lui prête peuvent venir se faire et se défaire. Parce qu’au bout
du compte, l’œuvre vit du regard qu’on lui porte. Elle ne se limite ni à ce qu’elle est, ni à celui qui l’a produite, elle est faite aussi de celui qui la regarde. Je ne demande rien au spectateur,
je lui propose une peinture : il en est le libre et nécessaire interprète.
« Quand j’ai commencé à faire de la peinture, je pensais qu’il fallait avoir son tableau dans la tête avant de le réaliser. Mais j’ai bientôt compris que peindre dans sa tête, c’est très mauvais.
Se plier à une idée ou à une image préconçues, c’est à coup sûr appauvrir d’emblée son tableau de tout ce qui pourrait surgir dans le travail. La peinture est l’exercice d’une liberté. Il faut
savoir rester toujours ouvert à l’inconnu avec sa sensibilité en état d’alerte, à la fois totalement concentrée et totalement réceptive. J’aime l’acte de peindre enraciné dans la matière, avec tout
ce qu’il mobilise en nous dans le se faisant, l’espace, le rythme. Cela ne s’imagine pas. La réalité de la peinture en train de se faire est bien plus riche que toutes les fictions que l’on peut
s’en faire à l’avance. Si on ne fait qu’exécuter ce que l’on a imaginé, on n’est qu’un tâcheron de la peinture. L’œuvre n’est intéressante que si elle dépasse l’artiste qui la produit. Et ce
dépassement, c’est dans le peinture même qu’il a lieu. Dans la peinture est rien d’autre.» P. Soulages
« Je ne dépeins pas, je peins. Je ne représente pas, je présente. C’est ma manière d’être, de regarder, de penser la peinture.» P.
Soulages
Par Estelle Bellin
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