Estelle Bellin, jeune créatrice textile, vous présente ses réalisations de mode enfantine,
ses graphismes, ses peintures,
ses photos, ses dessins de mode ...
Venez découvrir mon univers !

Dimanche 4 octobre 2009
Marie-Andrée Jouve
Balenciaga
mémoire de la mode - éd. Assouline.


Si selon Jean Cocteau, « la mode meurt jeune », Balenciaga échappe à cette loi.
Ce grand couturier s’est imposé comme le plus inventif de son époque,
n’ayant vécu que pour et par une œuvre inégalée,
vouée à la recherche de l’élégance la plus sobre.
Tout au long de ces années, son intemporalité est apparue comme une évidence.
Souvent contradictoires, ses créations opposaient la simplicité et la mesure à une audace parfois excentrique et abstraite. Il était l’austérité et la violence  baroque de l’Espagne.

« Une femme n’a pas besoin d’être parfaite ou même belle pour porter mes robes, la robe le fera pour elle. » Cristobal Balenciaga

Courrier de la mode : « Sous une apparente simplicité, chacune de ses petites robes est un chef d’oeuvre de haute couture. Lorsqu’on les examine avec attention, on découvre la finesse et
 l’originalité de leur coupe, et l’on conclue que chez Balenciaga pas une seule robe n’est à moins de 6000 francs. »

« Cette simplicité si difficile à imiter, et dont le secret de la construction rigoureuse et la maîtrise d’exécution n’a jamais pu être copiée. » ( Chroniques de Carmel Snow dans Harper’s Bazaar).

Jeu nouveau entre le corps et le vêtement où la souplesse règne en maître sur une base classique jamais démentie tout au long de son œuvre, il conjugue élégance et confort, dans une parfaite harmonie des proportions. Il peut même se permettre par la magie de sa coupe de corriger les imperfections de certaines silhouettes, à la grande admiration de ses clientes.

Le soir, en revanche, une robe Balenciaga frappera par son audacieuse originalité et la splendeur des couleurs et des étoffes, rendant la femme aussi inacessible qu’une œuvre d’art.

Un couturier raconte : « Le maître, comme un chirurgien, opérait au milieu de ses assistants dans un silence absolu, maniant ciseaux et épingles avec une sûreté fascinante, transformant la toile en un vêtement d’une élégance et d’un équilibre merveilleux. »
D’une grande exigence, il fait défaire et refaire plusieurs fois certains modèles jusqu’à la perfection, et n’hésite pas lui-même à passer des heures sur la coupe et le montage d’une manche pour atteindre l’aisance recherchée, ou un col pour en rendre les coutures invisibles.

Au peintre Miro, il disait : « Tu as de la chance car pour faire un chef d’oeuvre tu le fais tout seul.
Moi, il me faut cinq cent personnes …

Cecil Beaton dira : « Il a créé l’avenir de la mode. »

«Soyez naturel. Que les choses viennent vraiment de vous». Balenciaga

Ce que Balenciaga a crée, ce n’est pas seulement un style mais une technique.
Il a été l’architecte de la Haute Couture.
«Vous pouvez avoir de la fantaisie, des idées, mais ce qui importe, c’est la construction d’une robe.»
Il travaillait avec des équerres sur ces patrons, avec des points de repère aussi précis que sur une épure. Hubert de Givenchy

«Quand la charpente est bonne, on peut construire ce qu’on veut». Balenciaga

En 1972, Balenciaga meurt à Javea, en Espagne.
Par Estelle Bellin - Publié dans : Lecture
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Jeudi 1 octobre 2009


"le monde m'étonne chaque jour de plus en plus.
Il devient ou plus vaste ou plus merveilleux,
plus insaisissable, plus beau.
Le détail me passionne, le petit détail,
comme l'œil dans un visage, ou la mousse sur un arbre.
Mais pas plus que l'ensemble, parce que comment faire la différence entre le détail et l'ensemble ?
Ce sont les détails mêmes qui font la beauté d'une forme."
A. Giacometti


Par Estelle Bellin - Publié dans : Belle image
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Mercredi 30 septembre 2009


Des nouveaux bavoirs "ESTELLE BELLIN" à découvrir, dans la boutique.
Par Estelle Bellin - Publié dans : Points de Vente
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Mardi 29 septembre 2009
France Grand,
Comme des garçons
mémoire de la mode - éd. Assouline.

Comme des garçons, c’est une griffe et un programme élaborés dans les années 70 à Tokyo,
voulus et créés avec une intelligence visionnaire par la créatrice Rei Kawakubo.

Rei Kawakubo choisit de travailler avec un architecte, un photographe, un graphiste, un fleuriste,
ou de montrer ses vêtements sur de vrais personnages de notre époque (…)

Les catalogues produits par Comme des garçons dès le début des années 80 dénoncent cette redondance :
« La photo me touche si je la retire de son blabla ordinaire, TECHNIQUE, REALITE, REPORTAGE, ART, etc … :
ne rien dire, fermer les yeux, laisser le détail remonter seul à la conscience affective. »
L’image est un langage muet mais international.

Prenez l’exposition Comme des garçons au centre Georges-Pompidou : on n’y voyait que des photos.
Déjà plus des photos de vêtements. C’était des photos de Comme des garçons,
des moments de la relation entre le créateur, la marque, le photographe et le modèle.
Images lisibles et totalement vierges de légende.

Aller de l’avant sans crainte.
Mieux : comme une horloge qui avance légèrement, ça questionne notre usage du temps, notre regard,
notre mode à nous, concrètement.

Il ne suffit plus d’être noir. Le noir mêlé à d’autres noirs n’est nullement saturé :
« Ce ne sera pas une différence de teinte mais plutôt une variation d’intensité,
à peine plus qu’un changement d’humeur chez celui qui la regarde, » écrivait Junichirô Tanizaki.

« L’art fait trou dans la réalité. » disait Tadeusz Kantor : ce que nous appelons réalité cache la vie,
et c’est l’art qui vient ôter cette taie de nos yeux.

« Le style est toujours un secret, selon Flaubert. Il est un souvenir enfermé dans le corps de l’artiste,
rassemblé durement par le travail, et tendrement dans ses figures. »

Les images circulent plus vite que les vêtements, s’échangent d’un pays à l’autre et sont désormais souvent conçues en même temps ou presque en même temps que la collection : on en est au système photo-vêtement-photo.
Et puis la mode, comme la photo, ne prétend pas durer une éternité mais elle garde la capacité d’évoquer le passé.

Aimer la mode c’est aussi se sentir regardé par elle, comme une femme par un passant.

« Création is not something that can be calculated ». (La création ne se prête pas au calcul.)
Rei Kawakubo, 1997

« Les rythmes sont fixés, et puis il y a l’improvisation. L’improvisation c’est quelque chose qu’il faut ordonner complètement … Il faut s’exercer mais pas dans sa chambre. C’est le public qui donne le rythme,
la rigolade, le temps, le silence, etc. Le public a chaque fois une respiration différente.
Tu dois obliger le public à respirer comme toi, au même rythme. »
(Dario Fo, prix Nobel de littérature 1997, dans un entretien paru dans Le Monde, 10 décembre 1997).

Le beau n’est pas forcément du côté du joli.

Flaubert encore : « La continuité constitue le style, comme la constance fait la vertu. Pour remonter les courants, pour être bon nageur, il faut que, de l’occiput au talon, le corps soit couché sur la même ligne. On se ramasse comme un crapaud, et l’on se déploie sur toute la surface en mesure, de tous les membres, tête basse et serrant les dents.
L’idée doit faire de même à travers les mots et ne point clapoter en tapant de droite et de gauche ce qui ne sert à rien
et fatigue. »

Intuition plutôt que caprice, rencontre et cohérence, hasard contrôlé et contuinité :
on redécouvre la collection dans ces costumes.

Alors pourquoi ne pas faire ce plaisir à soi-même, à sa propre image ?
Si un défilé doit faire passer en 20 minutes un concentré d’envies, d’idées, s’il peut mettre le regard au travail et inciter à la rêverie, son effet se prolonge et se développe dans les boutiques où toutes les collections se rencontrent :
homme, femme ; robes quotidiennes calmes et tendres, chemises blanches et pantalons simples,
ou stars mystérieuses et complexes venues du défilé veulent bien ici se laisser regarder,
toucher - pourquoi pas se laisser essayer, et plus si affinités. L’entrée est libre.
Par Estelle Bellin - Publié dans : Lecture
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Dimanche 27 septembre 2009




"La réalité n'a jamais pour moi un prétexte pour faire des objets d'art - tout au contraire,
l'art est un moyen indispensable pour essayer de comprendre encore mieux ce que je vois."
A. Giaccometti

Par Estelle Bellin - Publié dans : Belle image
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Jeudi 24 septembre 2009


Ca y est un nouveau point de vente pour les créations "Estelle Bellin"
dans la Boutique DANDELOO, à Paris 11 ème.
Une petite boutique sympa, un coin pour papoter, un espace coloré,
pleins de merveilles pour les enfants …
C'est un lieu de vie pour les mamans du quartier et d'ailleurs.
Des ateliers y sont régulièrement organisés pour s'échanger des bons plans,
s'informer sur l'allaitement, le portage, et j'en passe.
Allez rendre visite à Lucia !

Boutique DANDELOO
avenue Parmentier
75011 Paris
Par Estelle Bellin - Publié dans : Points de Vente
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Mercredi 23 septembre 2009



"L'arbre n'est point jugé sur ses fleurs, sur son fruit, on le juge sur son écorce."
Michel-Jean Sedaine
Par Estelle Bellin - Publié dans : Belle image
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Dimanche 20 septembre 2009


Un dimanche aprés-midi, une balade en famille, en regardant une compétition équestre !





Par Estelle Bellin - Publié dans : Promenade
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Mercredi 16 septembre 2009
Pierre Soulages
Noir lumière,
Entretiens avec Françoise Jaunin.


«La peinture est l’état d’absence de mots.»
P. Soulages

«Ce que je fais n’est pas du domaine du langage.»
P. Soulages

Françoise Jaunin : Si les mots pouvaient remplacer la peinture, peindre n’aurait bien sûr plus de sens … Mais alors est-ce que les mots peuvent amener à la peinture ?

Pierre Soulages : Voilà. Ils y amènent, mais ils restent sur le bord. Ils sont impuissants à en pénétrer les pouvoirs. Les mots sont des béquilles qui permettent de faire un petit bout de chemin en direction de l’œuvre. Dans un premier temps, ils peuvent servir à ouvrir les yeux enlisés dans des habitudes, montrer que l’on voit davantage avec ce que l’on a dans la tête que devant les yeux. Mais la plus grande partie du chemin reste hors de leur portée, puisque l’art, justement, est au-delà.

F. J. : Peindre, qu’est-ce que c’est ? C’est vivre plus ?

P. S. : Sûrement ! C’est donner du sens à la vie. A la sienne d’abord, puis, si possible, à celle du regardeur. Mes tableaux sont des objets poétiques capables de recevoir ce que chacun est prêt à y investir à partir de l’ensemble de formes et de couleurs qui lui est proposé. Quant à moi, je ne comprends ce que je cherche qu’en peignant. Picasso aurait dit : «Je ne cherche pas, je trouve.» Mon attitude est un peu différente :
c’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche. Ma peinture est un espace de questionnement et de méditation où les sens qu’on lui prête peuvent venir se faire et se défaire. Parce qu’au bout du compte, l’œuvre vit du regard qu’on lui porte. Elle ne se limite ni à ce qu’elle est, ni à celui qui l’a produite, elle est faite aussi de celui qui la regarde. Je ne demande rien au spectateur, je lui propose une peinture : il en est le libre et nécessaire interprète.

« Quand j’ai commencé à faire de la peinture, je pensais qu’il fallait avoir son tableau dans la tête avant de le réaliser. Mais j’ai bientôt compris que peindre dans sa tête, c’est très mauvais. Se plier à une idée ou à une image préconçues, c’est à coup sûr appauvrir d’emblée son tableau de tout ce qui pourrait surgir dans le travail. La peinture est l’exercice d’une liberté. Il faut savoir rester toujours ouvert à l’inconnu avec sa sensibilité en état d’alerte, à la fois totalement concentrée et totalement réceptive. J’aime l’acte de peindre enraciné dans la matière, avec tout ce qu’il mobilise en nous dans le se faisant, l’espace, le rythme. Cela ne s’imagine pas. La réalité de la peinture en train de se faire est bien plus riche que toutes les fictions que l’on peut s’en faire à l’avance. Si on ne fait qu’exécuter ce que l’on a imaginé, on n’est qu’un tâcheron de la peinture. L’œuvre n’est intéressante que si elle dépasse l’artiste qui la produit. Et ce dépassement, c’est dans le peinture même qu’il a lieu. Dans la peinture est rien d’autre.»
P. Soulages

« Je ne dépeins pas, je peins. Je ne représente pas, je présente. C’est ma manière d’être, de regarder, de penser la peinture.»
P. Soulages
Par Estelle Bellin - Publié dans : Lecture
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Mardi 15 septembre 2009


Vive la musique avec Duffy !
Par Estelle Bellin - Publié dans : Musique
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